Micromobilité Sécuritaire

 

Les besoins de déplacements quotidiens, de plus en plus nombreux, conduisent à l’essor de nouveaux modes de micromobilité sécuritaire, dans un environnement où le transport urbain est en évolution rapide. Définissant dans un premier temps la micromobilité et les micro-véhicules, nous énonçons les principes de classification, à l’échelle internationale et non internationale, en fonction de leur vitesse et de leur poids de développement maximum. Cette classification est à l’origine de divergences, notamment sur la sécurité d’utilisation des micro-véhicules, et donc les accidents qui leur sont liés. Par conséquent, nous étudions les facteurs d’analyse des risques, qui provoquent des accidents mortels et non mortels, ainsi que les solutions afin d’assurer leur prévention. Une meilleure infrastructure routière et une vitesse de conduite réduite contribuent de manière significative à éviter de futurs accidents, sans oublier le facteur clé de la conception du véhicule. Compte tenu de l’utilisation publique des micro-véhicules, la recherche d’optimisation de maintenance, de recharge, et de la redistribution des trottinettes, ne peut-être omise, avec le fonctionnement de flotte partagée. Les éléments incontestables de la sécurité sont le véhicule lui-même et l’infrastructure routière, mais un rôle complémentaire et non moins important est joué par le comportement routier des usagers accompagné de l’éducation correspondante. Ce dernier, accessible à tous les âges, vise à la fois à apprendre le code de la route et à se familiariser, à encourager l’utilisation des micro-véhicules. Tout ce qui précède trouve une application tangible avec l’exigence de règles d’utilisation et de comportement routier, imposées par les autorités, qui doivent, en outre, prendre soin de l’espace correspondant occupé par les micro-véhicules dans le réseau routier existant. Par conséquent, à la recherche d’un équilibre dans les aspects de sécurité liés à la micro-mobilité, nous approfondissons les propositions d’optimisation pour protéger les utilisateurs.

Mots-clés: micromobilité, micro-véhicules, sécurité

 

L’ International Transport Forum a mené une enquête sur micromobolité sécuritaire. Dans le lien suivant vous pouvez voir le recherche en détail. L’article met en évidence les points clés.

https://www.itf-oecd.org/safe-micromobility

Résumé

 

Définition et classification de la micromobilité

La micromobilité est définie comme un mode de déplacement personnel, réalisé à l’aide d’appareils et de véhicules,pesant jusqu’à 350 kg , et ayant une vitesse de développement maximale de 45 km / h. Cette définition comprend l’utilisation de micro-véhicules, et plus particulièrement de véhicules à propulsion humaine et à assistance électrique, tels que les vélos, les vélos électriques, les patins et les trottinettes. La classification proposée des micro-véhicules est principalement réalisée selon leur vitesse maximale, puis selon fonction du poids. On distingue alors quatre types de véhicules: les types A et B peuvent développer une vitesse allant jusqu’à 25 km / h, tandis que les véhicules de type C et D peuvent se mouvoir à des vitesses delà de 25 km / h et jusqu’à 45 km / h. Cependant, il convient de noter que les définitions, les classifications et les cadres réglementaires encadrant la micromobilité varient à travers le monde.

 

Données sur les décès / blessures

Bien qu’il y ait eu peu d’études d’effectuées pour prononcer des conclusions définitives, cette section présente des informations obtenues à partir de 38 rapports médiatiques, dressés jusqu’à fin octobre 2019 et compare la sécurité des trottinettes électriques avec celle d’autres modes. Les piétons représentent moins d’un décès sur dix dans des collisions impliquant des trottinettes électriques. Au contraire, les conducteurs eux-mêmes représentent plus de 90% des décès dans des collisions impliquant des micro-véhicules de type A. Trois personnes sont décédées aux États-Unis sur des trottinettes électriques partagés en 2018, selon les médias, pour environ 38,5 millions de voyages. Les chiffres disponibles pour les risques partagés de la trottinette électrique varient entre 78 et 100 millions de décès par milliard de voyages. Cette plage doit être considérée comme petite. Des études ont montré qu’entre 2% et 23% des patients des services d’urgence impliqués dans des accidents de trottinette électrique déclarent qu’un véhicule à moteur était souvent impliqué. Les non-cyclistes, principalement les piétons, représentent entre 1% et 14% des blessures liées à la trottinette électrique, soit une moyenne de 4% dans toutes les études. Une mise en garde majeure est la sous-déclaration probable des blessures, un phénomène qui peut être le plus important chez les piétons. De plus, le port du casque est rare et la proportion de pilotes masculins est constamment supérieure à 50% dans toutes les études sur les blessures des trottinettes électriques. La plupart des patients ont également signalé que la surface de la route avait contribué à leur accident.

 

Véhicules et opérations sécuritaires

Étant donné que les décès et les blessures graves lors de collisions routières ne sont pas inévitables, il est bien connu qu’une meilleure construction, une infrastructure routière améliorée et des vitesses plus basses peuvent toutes contribuer à réduire l’impact des accidents, et de meilleures données peuvent aider en diminuer l’occurrence. Étant donné que les conducteurs de trottinettes électriques se blessent beaucoup en cas de chute, la conception des véhicules devrait jouer un rôle important. Les priorités de conception devraient ainsi être la stabilité, la masse et la visibilité du véhicule dans la circulation. Tous ces éléments comprennent la conception du système de freinage, des roues, des pneus, de la suspension, des systèmes d’alerte, du guidon et des clignotants. Compte tenu de l’utilisation publique de ces micro-véhicules, il est primordial de contrôler leur homologation de type, ainsi que leurs inspections techniques. L’entretien est un défi particulier compte tenu de l’utilisation intense et en extérieur des véhicules, et du vandalisme auquel ils sont soumis. Les utilisateurs ont également un rôle à jouer dans le diagnostic des véhicules dangereux, ainsi que dans les inspections. Enfin et surtout, les emplacements les plus appropriés pour le stationnement doivent être identifiés, en tenant compte de facteurs importants comme la redistribution.

 

 

 

Usagers de la route sécuritaire

« La formation des gens à la conduite dans la circulation » est considérée comme une priorité absolue par plus de 60% des répondants. « La mise à jour de l’éducation classique à la sécurité routière » δispose d’un score similaire. Le manque d’expérience en micromobilité a deux dimensions: 1) les gens peuvent en effet pas être familiers avec les nouveaux types de véhicules tels que les trottinettes électriques et 2) les gens peuvent ne pas être familiers avec les règles de circulation et les techniques pour anticiper les dangers et rester en sécurité. Ainsi, la formation doit être accessible aux enfants et aux adultes. Le risque de blessure pourrait être plus élevé lors des premières sorties en trottinette électrique d’une personne. Cela signifie que la jeunesse et le manque d’expérience ont un effet composé sur le risque d’accident. Pour faire face à toutes ces précédentes considérations, les entreprises de trottinettes électrique pourraient apporter une aide substantielle aux personnes qui ne connaissent pas les véhicules ou les règles de la route. Sur cette base, les gouvernements pourraient définir et appliquer des exigences concernant le comportement des usagers de la route. Ces derniers impliquent des équipements de protection individuelle, la vitesse et l’alcool. Pour les raisons mentionnées ci-dessus, l’éducation et la sensibilisation peuvent compléter, mais non remplacer, les éléments indispensables d’un système sécuritaire, composé des véhicules et d’infrastructures optimaux.

 

Infrastructure sécuritaire

L’un des aspects les plus importants de la sécurité routière devrait être, maintenant et à long term, les infrastructures. Le développement d’un réseau sécuritaire pour la micromobilité a un impact positif et durable sur la sécurité de tous les usagers de la route, y compris les piétons. Il est important de redistribuer l’espace de rue existant disponible dans les villes, afin de tenir compte de la micromobilité. Dans la plupart des cas, il n’y a pas de directives de conception formelles pour les infrastructures de micromobilité au-delà des directives existantes pour les installations cyclables, lorsqu’elles existent. En outre, selon les entreprises de trottinette électrique, l’utilisation de trottinette électriques dans les villes les plus sûres est la plus engagée dans la sécurité à vélo. Plus spécifiquement, le caractère sécuritaire de la route est conditionné par plusieurs éléments, dont la qualité du revêtement lisse, la présence d’itinéraires intuitifs et lisibles, une signalisation efficace, ainsi que des voies larges, y compris pour les pistes cyclables. Les utilisateurs les plus sereins sont eux attirés par, les voies cyclables protégées et la chaussée plus lisse.

La micromobilité sécuritaire a le potentiel de changer les villes. Par conséquent, un équilibre entre des infrastructures sécuritaires, des véhicules sécuritaires et des usagers de la route sécuritaire devrait être le triptyque du succès dans ce domaine.